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Chez Jeannette Fleurs

Poussez la porte et entrez donc dans le blog culturel de Liliane Langellier. Plus de 1.500 articles.

Saint-Laurent-la-Gâtine. Aimé, Roger et Thérézia Breton, Justes Parmi Les Nations.

Et je leur donnerai dans ma demeure et entre mes murs une mémoire et un nom plus durables que des Fils et des Filles, un nom impérissable... qui ne disparaîtra jamais.

Isaie 56-5

Cet article a été recopié de la page YAD VASHEM....

Roger et Thérézia Breton. Recensement 1946.

 

Les Justes :

 

L'histoire

 

Anna RINGART (née en 1937) et ses parents, Noha et  Paula, se sont installés à Gif-sur-Yvette peu de temps avant l’occupation. 

Par le biais de son travail, Paula a fait la connaissance de Geneviève GASTELAIS.

Lorsque les menaces se précisèrent pour les Juifs, Geneviève emmena  Paula, sa mère (Rosa OISTRACH) et Anna  (5 ans) chez elle dans l’Eure.

Geneviève avait pour parent Aimé BRETON, instituteur et secrétaire de mairie. 

C’est cet homme qui va alors prendre en charge, de juillet 42 à août 44,  les trois femmes, avec la complicité de membres de sa famille.

Il leur fit faire des faux papiers et leur trouva des cachettes successives.

Le 27 octobre 2008, l’Institut Yad Vashem Jérusalem a décerné le titre de Justes parmi les Nations à Roger et Thérèse BRETON.

 

C'est juste dommage que cette cérémonie ait eu lieu à Abondant et non à Saint-Laurent-la-Gâtine.

Aucun lieu à leurs noms (?)

Synthèse du dossier Yad Vashem :
 
- "Ce dossier a été ouvert grâce aux efforts d'Anna Ringart. Celle-ci est née en 1937.
 
Son père, Noha Ringart, provenait de Lodz via Berlin. Il prit ses nouvelles racines en France à partir de 1933 et comme photographe d'agence.
 
Sa mère, Paula Oistrach, était native d'Odessa. Elle émigra d'abord en Allemagne avant de choisir la France en 1933, elle aussi. Après des études aux Beaux-Arts, elle devint tisserande à la main.
Le couple s'est connu à Paris. Peu avant l'occupation, il fut inscrit sur les Registres de la population à Gif-sur-Yvette.
 
Pour les Ringart comme pour tant d'autres, la guerre vient tout bouleverser.

 

 
La petite entreprise de tissage associant Paula Ringart et Germaine Volpe vient à manquer de matières premières. Il faut trouver de la laine brute. C'est ainsi que Paula fait la connaissance de Geneviève Gastelais, épouse d'un marchand de moutons de la Beauce."
 
"Puis les menaces antisémites se précisant et se multipliant, Geneviève Gastelais propose d'accueillir chez elle, au Mesnil-sur-Estrées, Paula Ringart, sa mère Rosa Oistrach et la petite Anna, âgée alors de 5 ans.

 

Geneviève fait alors appel à un parent, Aimé Breton. Cet instituteur exerce également la charge de secrétaire de mairie. Celui-ci va devenir l'organisateur du sauvetage des trois fugitives, et ce, jusqu'à la Libération."
 
"Aimé Breton va préparer des lieux d'accueils successifs pour éviter que les trois persécutées ne restent trop longtemps dans la même cachette. Il veille à leur fournir de faux papiers de qualité. Et s'assurera de leur ravitaillement régulier.
 
Le périple de la grand-mère, de la maman et de la fillette débutera donc au Mesnil-sur-Estrées, chez les Gastelais. Il va se poursuivre chez les parents de Geneviève, Albert et Marguerite Moreau, à Abondant.
 
Puis dans la famille de la belle-fille d'Aimé, Thérézia Breton née Mousseigne à Boissy-St-Laurent la Gâtine.
 

Grâce à leurs faux papiers, Paula et sa fille Anna portent elles aussi le nom de Mousseigne. Rosa Oistrach deviendra une Durand..."

 
"Institutrice, Thérézia Breton veille à la scolarité de la petite Anna. Hélas, un propos imprudent tenu à l'école oblige les trois juives à disparaître dans un nouveau refuge. Ce sera la Maison des Grès près d'Abondant.
 
Si ces trois générations successives de persécutées connurent la Libération, quel fut le sort des autres membres de leur famille ?
- Noah Ringart resta caché au troisième étage de la maison-atelier de Germaine Volpe à Gif-sur-Yvette.
 
- Mari de Rosa et père de Paula, Isay Oistrach connut une première alerte en étant interné comme étranger en 1940. Libéré, il fut à nouveau arrêté en novembre 1942 et déporté sans retour à Auschwitz.
 
Après guerre, la famille Ringart a gardé des liens privilégiés avec Aimé Breton et tous leurs autres sauveurs."
Anna Dittman-Ringart :
 
- "j'ai une pensée particulière pour la soeur de Thérézia qui a prêté son nom. Une âme restée dans l'ombre...
Vous les Justes de France et du monde, vous avez le coeur à la bonne place !
Je n'ai jamais douté que ce dossier de reconnaissance éternelle irait à son terme."
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