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Chez Jeannette Fleurs

Poussez la porte et entrez donc dans le blog culturel de Liliane Langellier. Plus de 1.500 articles.

"In The Baba", le roman de vie de Pierre Lescure...

I see the bad moon rising
I see trouble on the way
I see earthquakes and lightin'
I see bad times today.
Creedence Clearwater Revival

Mais qu'est-ce qui peut bien donner envie de lire un ouvrage paru en 2012 chez Grasset ?

Tout simplement le désir d'en savoir plus...

Sur un personnage incontournable des médias français : Pierre Lescure.

Et puis aussi son titre : "In the baba", en référence au polar de Mickey Spillane "The Last Cop Out", paru, lui, en 1973.

Et, alors, là : Tadam !!!!!!!!!!!

Que de points communs entre Pierre Lescure et moi (si, si...)

Tout d'abord le C.F.J. (Centre de Formation des Journalistes de la Rue du Louvre) dont Pierre parle longuement :

"L'idée était que Bellanger me permette d'accéder au concours d'entrée au CFJ, qui fonctionnait alors par cours de perfectionnement, le soir, de 18 h 30 à 23 heures. Ce concours n'était ouvert qu'aux gens de 20 ans alors que je n'en comptais que 18.

La directrice, Mme Richet, me reçoit, estime que je ne suis pas assez mature, que je n'y arriverai pas, mais bon, si tout le monde insiste... Je passe l'été à réviser, chez mon père, un appartement assez modeste dans un HLM de Montreuil. Pour une fois, pour la première fois, histoire, géographie, culture générale, je m'emploie vraiment, et en septembre, je réussis l'examen."

L'Express m'y a envoyée.

Et, après une première année réussie (1987/1988), j'ai dû faire intervenir mon beau-frère Langellier (Le Monde et au C.A. de l'école) pour m'inscrire en deuxième année, car rentrée trop tard de L.A.

L.A., oui, Los Angeles.

Que je suis une des rares journalistes française à connaître par coeur.

Pour avoir séjourné de nombreuses fois à Hollywood chez ma soeur d'âme entre 1986 et 1989...

Et même étudié la littérature américaine à U.C.L.A. lors d'une Summer Session d'enfer.

Ensuite...

Et toujours à L.A.....

La maison de Philippe Garnier, en haut de Sunset Boulevard, que j'ai hantée lors de l'été 1989...

Alors que Vincent Toledano, journaliste à Télérama, et grand pote de mon pote François Forestier à L'Express, l'habitait.

Avec Jean-Pierre Busca, journaliste de Première.

"Au moment de la fusion avec Vivendi, j'ai commencé à passer la moitié de mon temps à Universal, à Los Angeles donc, et on s'est mis à se voir régulièrement. On déjeunait chez lui et sa femme Elizabeth Stromme, tout en haut de Sunset Boulevard, puis il prenait la vieille Taunus, et il me faisait la visite de Los Angeles. J'avais l'impression de me retrouver dans un film tiré d'un de ses articles. On faisait par exemple la tournée des hôtels qu'on trouve dans tel bouquin de Chandler..."

Ensuite : Katherine Pancol...

L'un de mes écrivains préférés.

Dont j'ai lu tous les ouvrages.

Articles à découvrir ici.

"Parallèlement, je continue à vivre une belle histoire d'amour avec Katherine Pancol.

Je le dis sans forfanterie, elle confirme d'ailleurs : c'est Katherine qui m'a dragué. Elle vivait en couple pourtant, mais l'époque était comme on disait alors "très libre" et à l'évidence, cette jolie jeune femme à croquer, pétulante, enthousiaste, culottée, a dans un premier temps juste pensé passer un bon moment. Poussé par Michel Thoulouze, ami commun qui voulait absolument nous marier, elle a donc peu ou prou fait mon siège. Se colletant des dîners où je m'endormais. Ou venant écouter des dizaines de disques dans mon appartement, d'où je la raccompagnais en tout bien tout honneur, old school quand elle était le prototype de l'affranchie. Je me souviens notamment d'un jour où je dictais "Europe Soir" et où je l'ai vue débarquer en jeans, chemise à carreaux, boots. En amazone. "Allez, on va dîner !" c'est aussi in petto que notre histoire s'est concrétisée : elle est venue s'installer chez moi en pleine nuit, munie d'un sac qui contenait ses affaires, et de Kid, son chien, un bâtard blanc et roux."

Et puis encore "Le Bakonyi", ce restaurant des Halles...

Qui a été mon point d'ancrage de 1987 à 1989, alors que, jeune veuve, j'essayais de m'en sortir.

C'est d'ailleurs Coco du Bakonyi qui a assuré le traiteur de cette soirée entre larmes et folie pour quitter mon superbe appartement du 4 rue de Braque en juin 1989. Et où j'avais convié tous mes potes de L'Express et d'ailleurs...

"ça se passait intra-muros mais aussi au Bakonyi, un restaurant proche de Beaubourg qu'on avait élu pour QG. On prenait un (des) verre(s) et on débriefait les émissions du jour, on lançait autant de vannes que d'idées... Ce rendez-vous tacite, rituel, nous soudait à mi-chemin entre rituel et stratégie."

Et sous la plume d'Alain de Greef :

"Même dans les moments de loisir, on se retrouvait assez souvent à dix, douze, quinze au restaurant Le Bakonyi aujourd'hui disparu. On savait que tous les soirs, il y aurait les Nul, Antoine de Caunes, Biétry, Denisot... ça n'était pas une obligation, on pouvait aussi bien rentrer chez soi ou aller draguer ailleurs. Mais le fait est qu'on avait envie de se voir, de discuter de ce qu'on avait vu."

Nous partageons bien d'autres choses encore : comme les pépés sexy d'Elvgren, les objets américains, les collections en tout genre...

Mais...

L'originalité de ce livre est aussi d'avoir inséré dans les différents chapitres différents témoins de la vie du directeur de Canal+.

Femmes ou hommes (avec une mention spéciale à Katherine Pancol et à Frédérique Fayle-Bernstein).

Mais quoi encore ? me direz-vous....

Canal+ bien sûr.

Canal+ c'est sûr.

Amour et désamour...

Amitiés et trahisons...

Difficulté d'être et de devoir choisir...

Diriger et être pote...

Une vie, je vous dis...

Une vie pleine de rebondissements...

Oui, pas celle d'un Maupassant...

Une vie pleine.

De découvertes en découvertes.

Avec une mention spéciale pour l'élégance avec laquelle Pierre Lescure parle de ses différentes compagnes.

Plusieurs sirènes, mais un seul port d'attache : la rue Danton.

Et une mention très très spéciale pour le récit émouvant de l'adoption de sa fille vietnamienne Anna.

A lire toutes ces années...

Il semblerait qu'il ait fait définitivement sienne la maxime de Paul Valéry :

"Je n'y peux rien, tout m'intéresse !"

Et, si besoin était, il nous le prouve encore aujourd'hui...

Avec sa so smart présidence du Festival de Cannes...

Ou sa présence de chroniqueur sur le plateau de C à Vous de Babeth Lemoine sur France 5.

Sachez-le...

Pierre Lescure ne sera jamais un "has been"..

Mais toujours un "will be" !!!!

 

Liliane Langellier

 

P.S. Une autre source de bonheur sur le même sujet :

 

P.S.2 Lire aussi sur ce blog :

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