Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Chez Jeannette Fleurs

Poussez la porte et entrez donc dans le blog culturel de Liliane Langellier. Plus de 1.500 articles.

Françoise Gaspard. Enarque et ancien maire de Dreux...

Ce devait être l'été 1976...

J'étais, à l'époque, assistante de Jean Cailloux, directeur du personnel de l'agence Publicis Conseil.

Agence qui avait compté jusqu'à 750 collaborateurs.

Dans les attributions de mon poste...

Pour leur présenter notre agence...

Je devais organiser les stages des élèves des grandes écoles.

Ce matin-là, Cailloux était grimaud.

"On a une bas bleu sur les bras. Enarque et femme, un comble !"

Je concoctai donc le stage de la bas bleu !

Elle était aimable. Elle était brillante.

Un ou deux mois plus tard..

J'étais au Monoprix de Dreux avec mon Langellier..

Quad nous croisâmes ma stagiaire enarque.

Langellier de la saluer bien bas.

Surprise totale.

J'ai juste pu articuler : "Que faites-vous là ???"

Réponse en montée au filet : "C'est plutôt à moi de vous poser la question..."

Et Langellier de m'expliquer qui étaient les Gaspard.

Après cette rencontre fortuite suivit l'implication de mon époux socialiste et typographe dans la mise en page et la fabrication des prospectus pour la campagne des municipales à Dreux.

Ma charmante belle-mère, politiquement très à droite, souffrit beaucoup lorsque l'une de ses charmantes amies lui demanda, lors d'un thé, lequel de ses fils avait signé ces petits documents !

Françoise nous avait reçus chez elle dans la cité américaine de Dreux.

A partir de ce moment-là, j'ai suivi pas à pas sa carrière.

Aussi n'est-ce pas sans surprise quad j'ai découvert l'article d'Olivier Bohin dans l'Echo Républicain du 10 mai dernier :

................................

10 mai 1981 : ancienne maire PS de Dreux, Françoise Gaspard se souvient de l'élection de François Mitterrand
Il y a quarante ans aujourd’hui, François Mitterrand était élu président de la République, le 10 mai 1981. Maire PS de Dreux (1977-1983), Françoise Gaspard a appris avant 20 heures la victoire du leader de la gauche unie. Quarante ans après, elle n’a rien oublié des temps forts de cette soirée et de l’après, dévoilant des anecdotes des coulisses du pouvoir.

Il est 19h45, ce dimanche 10 mai 1981, à la salle des fêtes de Dreux, bondée et surchauffée. Après une journée intense de tournée dans tous les bureaux de vote, « pour [s’]assurer que tout se passait bien », Françoise Gaspard assiste à l’ultime dépouillement des bureaux du centre-ville.

Vous avez appris la victoire de François Mitterrand dans des conditions particulières ?
Assise à une table, sur la tribune, je reçois un coup de fil d’une journaliste postée dans un hôtel parisien, où travaillait un institut de sondages. En principe, les journalistes présents n’avaient pas la possibilité d’avoir des contacts avec l’extérieur, avant 20 heures. Cette journaliste a trouvé une cabine téléphonique et m’a donné le résultat. Mon sourire et mon doigt levé indiquant la victoire ont suscité une énorme clameur !

Que s’est-il ensuite passé ?
Je n’ai dit, bien sûr, attendant que le résultat tombe officiellement. Un quart d’heure plus tard, le visage de Mitterrand est apparu sur l’écran de télévision installé sur la tribune. Je crois qu’il n’y avait plus dans la salle que des électeurs de gauche !

Remarquée très tôt pour vos prises de position sur divers sujets de société, dont le combat féministe, pourquoi n’êtes-vous pas entrée au gouvernement ?
Je faisais partie des ministres proposés par Mauroy, dont j’étais très proche, dans son premier gouvernement. Mitterrand, avec qui j’avais eu des relations difficiles au sein de la direction du PS, a rayé mon nom. En 1983, lors d’un remaniement, Gaston Defferre m’a appelée pour me dire que je serais nommée en fin de journée ministre déléguée chargée de l’Immigration. Je lui ai fait savoir que je refusais et que si mon nom était annoncé, je ferais un communiqué à l’AFP refusant qu’un ministère de l’Immigration soit rattaché à l’Intérieur ! Du coup, le dossier a été rattaché, comme je l’avais souhaité, à celui des Affaires sociales, dont Georgina Dufoix a eu la charge. Elle m’a demandé de travailler avec elle. Sans titre. Ce qui m’allait bien.

 

L’héritage Mitterrand, qu’en retenez-vous ?
Tant de choses ! Les élections législatives ont immédiatement suivi l’installation du nouveau gouvernement. J’ai été élue députée de notre circonscription. L’abolition de la peine de mort a été l’une des premières lois votées. En tant que membre de la commission des lois, j’y ai, bien sûr, travaillé. Comme ensuite sur les lois de décentralisation. J’ai aussi été très sensible aux formidables avancées culturelles menées par Jack Lang.

 

Olivier Bohin

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article