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Chez Jeannette Fleurs

“Je m'intéresse à tout, je n'y peux rien.” Paul Valéry. Poussez la porte de la boutique : plus de 1.600 articles.

Sur Arte... "Devenir Marilyn" de Michèle Dominici...

I work hard because one day may be opportunity would knock and I want to be prepared...
Marilyn Monroe.

Alors que le film Blonde sur Netflix fait beaucoup parler, Michèle Dominici propose, elle, un documentaire sur Marilyn Monroe. Dans Devenir Marilyn, la réalisatrice revient sur le regard de la star sur Hollywood.

 

Dans Devenir Marilyn, vous redonnez la parole à l’actrice ?

 

C’est en écoutant Simone Signoret parler de Marilyn Monroe que j’ai eu envie de la redécouvrir à travers ce qu’elle a dit et écrit. Et pas ce qui a été dit ou écrit sur elle. Lui redonner la parole, pour montrer comment cette jeune femme sans rien a bâti son ascension, entre 1945 et 1955. Revenir à la femme et à l’artiste éclipsée par tant de fantasmes, caricaturée entre sex-symbol et pauvre fille névrosée. Dont le nouveau film Blonde sur Netflix est encore l’illustration.

Norma Jeane a-t-elle créé son personnage ?

Norma Jeane a utilisé le seul « capital » à sa disposition, son corps, pour franchir la porte de l’industrie du cinéma. Et elle l’a fait avec génie, avec une intuition redoutable. Elle a créé un personnage. Comme Charlie Chaplin. Qu’elle a perfectionné jusqu’à devenir plus que l’icône, la matrice de l’actrice. Et cela en dix ans. Elle espérait qu’au bout du couloir, elle pourrait jouer des rôles intéressants.

Elle n’est pas dupe ?

Elle a accepté de devenir blonde, de refaire son nez, le bas de son visage, de changer de prénom. Et elle a choisi le nom de sa grand-mère, Monroe. On voit sur les vidéos d’archives comment les actrices étaient dévisagées et même tâtées, quasiment comme du bétail. Elles ne choisissaient pas leurs rôles. Marilyn Monroe prend des cours, lit, elle a une vraie faim de profondeur.

Pourquoi qualifie-t-elle Hollywood de : « Manège avec des lits au lieu des chevaux de bois ? »

À cette époque, les tout-puissants patrons des Majors organisaient des « parties fines » avec les actrices, mais sans témoins. En l’écrivant, Marilyn fait figure d’exception. Elle a aussi été la seule actrice à cette période-là, à créer sa propre société de production.  

A-t-elle finalement réussi à s’imposer face aux patrons des studios ?

Lorsqu’elle a refusé de jouer un énième rôle d’idiote, La fille aux bas roses, pour la 20th Century Fox, son contrat a été suspendu. Son succès et sa notoriété ont obligé le patron de la Fox à la réintégrer.

A-t-elle aimé certains des films dans lesquels elle a joué ?

Elle a eu peu de rôles intéressants. Elle a aimé Niagara de Henry Hathaway, même si son personnage, pour une fois intelligent, meurt à la fin ! Hathaway fait partie des réalisateurs qui l’ont respectée. Fritz Lang aussi, sous sa direction, elle a incarné une jeune ouvrière dans Le démon s’éveille la nuit (Clash by Night). Elle a apprécié aussi de jouer dans Troublez-moi ce soir (Don’t Bother to Knock), réalisé par Roy Ward Baker.

De quel rôle rêvait-elle ?

Elle voulait jouer Grouchenka, personnage des Frères Karamazov de Fiodor Dostoïevski. Mais les patrons de studios lui ont ri au nez. Pourtant, quand elle est entrée au prestigieux Actors studio, ses prestations étaient saluées.

Entre Marilyn et le public, est-ce l’histoire d’un malentendu ?

Ce n’est pas tant « le public » que les producteurs, scénaristes, réalisateurs, qui lui ont fait jouer des rôles d’idiotes.

 

L'article original sur Ouest-France

 

 

Marilyn n'est pas née Marilyn, elle l'est devenue. Elle se dévoile dans ce portrait inédit, avec ses mots à elle : une femme lucide et déterminée, reflet mouvant des diktats qui continuent à définir la féminité.


D'abord il y a la naissance d'un corps. À 12 ans, Norma Jeane Mortensen, qui a grandi dans les foyers d'accueil des quartiers pauvres de Los Angeles, prend conscience qu'elle en paraît 17. C'est l'éclosion en elle d'une autre personne, qui attire le regard des hommes et ne semble pas lui appartenir. Cette métamorphose, accompagnée de l'intuition fulgurante d'un destin, va déterminer sa vie. Dès lors, il s'agira pour elle de devenir celle dont elle ignore encore le nom : Marilyn Monroe. Une quête d'accomplissement à la fois lucide et douloureuse, inextricablement mêlée aux diktats d'une époque et du désir masculin.

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