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Chez Jeannette Fleurs

“Je m'intéresse à tout, je n'y peux rien.” Paul Valéry. Poussez la porte de la boutique : plus de 1.600 articles.

Dans les pas du Comte de Paris pour découvrir la chapelle royale à Dreux...

C'est un endroit que je chéris...

J'y ai consacré tous les dimanches de ma première année de deuil avec belle-maman...

Elle avait même réussi à faire dire une messe, en mars 1988, via la comtesse de Paris, pour le premier anniversaire de la mort de mon Langellier.

Alors que les messes de cette chapelle sont strictement réservées à la famille d'Orléans.

La comtesse nous avait dit que sa fille Blanche, handicapée mentale, avait prié pour lui et que Dieu écoutait toujours les prières de ces enfants-là.

J'ai connu aussi Jean et Eudes d'Orléans qui servaient la messe.

J'ai donc choisi de vous en parler via une interview de Jean de France à Valérie Beaudoin de L'Echo Républicain, datée du 17 juillet 2020 [en ligne tout en bas de cet article].

La nécropole des Orléans à Dreux, un lieu où se mêlent histoire de France, histoire d’une ville, histoire d’une famille. Visite guidée en compagnie du chef de la Maison France qui en connaît les moindres recoins et tous les secrets.

On pourrait la visiter cent fois, mille fois, il y aura toujours un détail à découvrir, une sculpture à laquelle on n’avait pas prêté attention, une lumière singulière qui fait briller un coin de vitrail... On ne se lasse pas de fouler les sols de la chapelle royale de Dreux.

Tout ici respire la beauté et la sérénité. Perchée sur une colline, au-dessus de la vieille ville de Dreux, la nécropole de la famille d’Orléans n’a rien de triste ou de sinistre.

Le Comte de Paris en connaît les moindres recoins, les moindres secrets et ne prive jamais les visiteurs, qu’il rencontre au chevet des gisants de ses aïeux, de sa connaissance intime de l’histoire des Orléans qui croise l’histoire de France.


Il a un rapport filial, presque charnel avec cette chapelle imaginée par le roi Louis-Philippe et auprès de laquelle, il est revenu vivre avec sa famille : " La chapelle est à l’image des Orléans qui sont des rois, des princes, apaisants souvent épris d’art et d’esthétique ". 

La chapelle plutôt de taille modeste quand on la voit de l’extérieur surprend par l’espace qu’elle offre à l’intérieur. Et là,  il faut lever les yeux vers les vitraux. Les vitraux latéraux qui semblent se répondre et parlent de " l’ histoire de France, l’histoire de Dreux et l’histoire de notre famille. Ils sont d’une étonnante modernité avec une présence significative des femmes comme sainte Geneviève, sainte Clotilde".

A deux visiteuses d’origine iranienne qui sont venues des Pays-Bas pour visiter la chapelle Saint-Louis, le Comte de Paris raconte la beauté des gisants signés Milet, Mercié ou Lenoir...: " Faits de marbre blanc, ils ont tous leur histoire, il y a des militaires, des explorateurs, des artistes. Ils ont tous leur style, classique, romantique". Il souligne la beauté du contraste « du marbre blanc des gisants avec les marbres rose et noirs du sol ".

Il évoque l’histoire de ces gisants, celle de Robert duc de Chartres, " et de son fils qui monta une expédition en Cochinchine ". Et bien sûr s’attarde devant le gisant de la duchesse d’Alençon : " Elle est décédée dans l’incendie du bazar de la Charité. Un destin tragique comme celui de sa soeur, d’ailleurs, Élizabeth d’Autriche plus connue sous le nom de l’impératrice Sissi ".

Il s’attarde dans une crypte tout en rondeur dont les caveaux ne sont plus ornés de gisants mais simplement gravés du nom de ceux qui y reposent. C’est là que demeure le prince François, son frère aîné dont il évoque la mémoire et cette  "couronne ouverte qui symbolise les princes qui ne peuvent régner". 

Dans le clair-obscur de la nécropole, le visiteur averti sait qu’il va tomber sur un spectacle magique. Le comte de Paris le sait mieux que personne mais l’enchantement reste le même face à ces vitraux qui évoquent la Passion du Christ. Des vitraux en sous-sol, aux couleurs cuivre, fauve, rouge profond, sombres et pourtant baignés d’une lumière d’autant plus intense qu’elle est rare.

Une dernière émotion avant que les pas du Comte et celui du visiteur les conduisent à la lumière du jour, dans ce parc où les arbres ont été faits rois par le prince Jean.

 

 

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