Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Chez Jeannette Fleurs

Poussez la porte et entrez donc dans le blog culturel de Liliane Langellier. Plus de 1.400 articles.

Le Bar Hemingway de l'hôtel Ritz...

 « Quand j’imagine le paradis, l’action se situe toujours au bar du Ritz »
Ernest Hemingway

L’hôtel Ritz a réouvert après quatre années de fermeture qui furent longues pour les amoureux.. du bar. Le prestigieux établissement cache en effet en son sein un lieu unique : le Bar Hemingway.
Il n’a pas été rénové et baigne encore dans son beau décor vintage, avec les mêmes fauteuils dans lesquels s'asseyait le célèbre écrivain américain, qui déclarait : « Quand j’imagine le paradis, l’action se situe toujours au bar du Ritz »

Son breuvage fétiche était le 51 Dry Martinis. Ce cocktail était tellement lié à ces murs que le barman mythique qui y servait à l’époque ne proposait que cette recette à ses clients…il s’appelait Bertin et était si connu que le New York Times titra lors de son arrivée dans la Grosse Pomme, à bord du Queen Mary : « Bertin is coming to town » !

Le meilleur barman du monde

Son successeur a réouvert le bar en 1994, et est lui aussi est entré dans la légende : Colin Field, élu trois fois meilleur barman mondial par le magazine Forbes, et star du bar dans le monde entier ! Il figure aussi bien dans le Who’s Who que dans le Guinness Book of Records pour avoir créé le cocktail le plus cher au monde : le Ritz Side Car, Cointreau, jus de citron, et…Cognac Fine Champagne de 1865 (avant le phylloxera) aujourd’hui à 1500 € ! Il faut dire que la clientèle comprend quelques personnalités. « J’ai servi toutes les grandes stars d’Hollywood. Un de mes meilleurs souvenirs c’est quand un des « James Bond » est venu, et qu’il m’a demandé : « Bonsoir Colin, qu’est-ce que je bois ce soir ? ». Là, la caméra tourne, je suis le barman dans un film de James Bond !! Je joue mon rôle et lui répond«  quelque chose de sec peut-être ? «, « Oui un vodkatini » …je lui sers et il dit « très bien, sec comme je l’aime », clin d’œil aux scènes mythiques où l’agent 007 commande son cocktail préféré.


Mais au-delà des anecdotes people, Colin a une vraie vision du bar. « Notre recette ? Aimer les gens avec sincérité. L’hôtellerie peut tellement être « faux cul » avec ces sourires automatiques…chez nous le personnel aime sa clientèle. Si un client se plaint (ce qui est rarissime), on est mal pendant plusieurs jours. » Pour arriver à cette perfection dans les cocktails et dans le service, il est épaulé par une jeune équipe, tous issus d’écoles hôtelières, et, à ses côtés depuis douze ans, il peut compter sur son complice le chef barman Roman Devaux, digne héritier de l’esprit maison, aussi spirituel que doué en spiritueux.

Des succès et des secrets

Lors de notre rencontre, Colin Field m’a réservé une surprise : l’exclusivité de sa nouvelle recette ,« un truc de dingue, un futur classique mondial », le « Last train to Shangaï » : 3/10 de gin Beefeater 24, 4/10 de Madere 10 ans d’âge, 1 trait d’orange bitter… aussi simple que sophistiqué ! Comme ce Clean Dry Martini (oui, encore !), qualifié récemment de meilleur au monde dans sa catégorie par un confrère américain.

Je confirme : clair comme du cristal au début, le verre, composé de gin et d’un glaçon, se trouble au fur et à mesure de la dilution. Là, on goûte à une vraie expérience, celle de la perfection. Mais impossible de savoir ce qui se cache dans la glace, si ce n’est du pur jus d’olive, « c’est un secret d’artiste» nous glisse en souriant mister Field.

 

 

Infos pratiques

 

15, Place Vendôme, 75001 Paris

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article