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Chez Jeannette Fleurs

Poussez la porte et entrez donc dans le blog culturel de Liliane Langellier. Plus de 1.500 articles.

Indian Summers de Paul Rutman. La série brit' qui fera notre été...

The young men come, the young men go, Each pink and white and neat
She’s older than their mothers, but They grovel at Her feet.
They walk beside Her rickshaw-wheels
None ever walk by mine;
And that’s because I’m seventeen And she is forty-nine.
Rudyard Kipling

Je viens de finir de binge-watcher les 20 épisodes des deux saisons de cette somptueuse série brit.

Tellement accro qu'après les avoir tous visionnés, j'ai repris en lecture l'épisode N° 1.

Oui, elle a tout pour nous plaire, cette série-là...

On va même jusqu'à l'appeler le Dowton Abbey indien !!!

C'est dire !!!

On est à l'époque du roi-empereur George V.

Les Anglaises désoeuvrées, mais riches, sirotent leur Earl Grey en matant les jolis métis.

Leurs toilettes 1930 sont à ravir.

Leurs maisons à se pâmer d'envie.

En particulier, la résidence de Whelan, Chotipool, et ses glycines mauves...

Leur club, so british and the real place to be, où règne l'incroyable et so lively Mrs Cynthia Coffin (si, si, comme "cercueil")...

Un club interdit aux chiens et aux indiens.

Et puis la tentation permanente des belles indiennes aux yeux noirs cernés de khol et aux saris d'éclatantes couleurs...

Tout particulièrement la maîtresse de l'école de la Mission, la sublime métis Leena Prasad (Amber Rose Revah).

Le déménagement d'été et l'arrivée à Simla avec tous les domestiques indiens, portant sur leurs dos pendant des kilomètres meubles et valises, tient du chef d'oeuvre.

Quant aux Indiens...

Eux, ils se divisent en deux clans : ceux qui s'opposent et ceux qui s'aplatissent devant la couronne britannique.

Pas facile, l'Inde...

Embourbée dans ses castes, ses rites, ses fêtes et ses violences.

Le choc de deux cultures.

Paul Rutman avait envisagé cinq saisons : depuis les années 30 jusqu'à l'indépendance du pays en 1947.

Mais, faute de money (le coût de production a dépassé les 14 millions de livres), il n'a pu en tourner que deux.

Tout cela n'est pas sans nous rappeler "Le joyau de la couronne", l'inoubliable série de Ken Taylor, d'après l'oeuvre de Paul Scott (Le Quatuor Indien).

 

Liliane Langellier

 

P.S. Il y a des scènes très très très osées...

Mais avec tellement de classe et d'élégance, que ça passe !!!

As we can say.

Aafrin Dalal : Nikesh Patel

Tout commence par de somptueuses images. La haute et minuscule administration britannique quitte l’étouffante New Delhi, l’été approchant, pour s’installer comme chaque année à Simla, sur les contreforts plus frais de l’Himalaya (le tournage a eu lieu sur l’île de Penang, en Malaisie). Les uns arrivent en train, traversant des champs de théiers, tandis qu’une file infinie de porteurs, telle une colonie de fourmis, atteint la petite ville de Simla à pied, qui portant des chaises, qui des malles.

Un concentré d’Angleterre

Chaque été, lorsque le vice-roi des Indes, ses équipes et des membres de l’establishment britannique migrent pour quelques mois de la capitale vers la fraîcheur, c’est le même branle-bas de combat à Simla : le centre de la ville est interdit aux Indiens avant le coucher du soleil pour laisser les Blancs vaquer entre eux à leurs affaires ; demeures et bureaux sont somptueusement réaménagés. Et puis reprend vie et couleurs le lieu social par excellence de tout ce beau monde : le British Club.

Ralph Whelan (Henry Lloyd-Hughes) et Cynthia Coffin (Julie Walters)

Là bat le cœur de la britannité : dans cet établissement un peu en hauteur de la ville, interdit aux chiens et aux Indiens, où l’on se rend, en frac ou pas, pour se distraire en toute liberté, y boire beaucoup, y chanter souvent. C’est là un concentré d’Angleterre que dirige une femme qui vaut tout un gouvernement à elle seule : Cynthia Coffin (autrement dit « Cynthia Cercueil », formidablement interprétée par Julie Walters).

Cette femme forte, pendant décomplexé et colonial de la douairière de « Downton Abbey », tient cet établissement à la manière d’une régente, se chargeant aussi bien d’affaires politiques que de basses œuvres.

Alice Whelan (Jemima West)

Mais la série ne va pas s’en tenir à la vie en vase clos de ces joyeux estivants inconscients de danser sur un volcan. L’administration britannique comptant des Indiens, certains serviles, certains dociles, d’autres déjà engagés dans une guerre souterraine contre cette administration britannique qui tient les rênes de leur pays, « Indian Summers » va aussi nous introduire de l’autre côté du British Club, en bas dans la ville, au cœur d’une famille indienne…

Madeleine Mathers (Olivia Grant)

1932. Comme à chaque mousson, Ralph Whelan, jeune et ambitieux secrétaire particulier du vice-roi, fuit New Delhi avec toute l'administration britannique pour gagner Simla, au pied de l'Himalaya. Cette année, sa jeune soeur Alice le rejoint en train, avec son bébé mais sans mari, lorsqu'un jeune métis, trouvé inconscient sur la voie, bloque le convoi. Avec son assistante Leena, le missionnaire de l'école locale Dougie Raworth s'empresse de porter secours à l'enfant, au grand dam de Sarah, sa très nerveuse épouse. Le soir à Simla, Cynthia Coffin, la propriétaire du British Club, joue les maîtresses de cérémonie pour célébrer le début de la saison. Mais un homme pénètre dans le jardin et ouvre le feu...

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