Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Chez Jeannette Fleurs

Poussez la porte et entrez donc dans le blog culturel de Liliane Langellier. Plus de 1.400 articles.

Elle s'appelait Sarah de Tatiana de Rosnay. 11 millions de lecteurs conquis.

Elle s'appelait Sarah elle n'avait pas huit ans
Sa vie, c'était douceur, rêves et nuages blancs
Mais d'autres gens en avaient décidé autrement
Elle avait tes yeux clairs et elle avait ton âge
C'était une petite fille sans histoire et très sage
Mais elle n'est pas née comme toi
Ici et maintenant.
Jean-Jacques Goldman.

À un mois de la commémoration de la rafle du Vél d'Hiv, "Elle s'appelait Sarah" de Tatiana de Rosnay, sorti en 2007 et devenu un best-seller international, est republié par Héloïse d'Ormesson.

Pour commencer, Tatiana de Rosnay est née le 28 septembre 1961 en France. Elle a vécu en France, à Paris et en Angleterre. Avant d’être écrivaine, elle a été attachée de presse, journaliste et critique littéraire. Elle est l’auteur d’une dizaine de romans écrits en anglais et en français dont Elle s’appelait Sarah qui lui a valu plusieurs prix dont le Prix des lecteurs du livre de Poche et le Prix Gabrielle d’Estrées.

Récit...

"À Paris, dans la nuit du 16 juillet 1942, une famille juive d’origine polonaise, les Starzynski, reçoit la visite de la police française. La brutalité de la milice, ainsi que l’atmosphère diffuse de crainte qui règne alors dans la communauté juive font craindre le pire aux enfants, et le garçonnet de quatre ans, Michel, se recroqueville dans leur cachette favorite, un grand placard dissimulé dans un mur, tandis que le reste de la famille se dispose à suivre les agents. La grande sœur, âgée de dix ans, estimant que son petit frère sera plus en sécurité ici, lui promet de revenir le chercher plus tard. Après lui avoir laissé un peu d’eau, elle ferme la porte du placard avec une clef qu’elle met dans sa poche.

La famille est ainsi conduite au Vélodrome d’Hiver (le Vel d’Hiv) où se trouvent rassemblés tous les Juifs raflés cette nuit-là. Ils sont prisonniers dans des conditions déplorables, sans nourriture ni eau. La fillette dévoile à son père qu’elle a enfermé son petit frère à clé avant leur départ et, au milieu du chaos, de la souffrance et de l’incertitude, elle commence à comprendre qu’ils ne pourront jamais retourner le délivrer et prend conscience de l’horreur de sa responsabilité. La clé du placard devient ainsi un des symboles du livre (intitulé en anglais Sarah’s key) et de la quête de Sarah, dont l’unique but sera dès lors de s’enfuir pour aller délivrer son frère Michel.

Mai 2002 à Paris. La journaliste américaine Julia Jarmond est chargée par son magazine Seine Scène d’écrire un article commémoratif pour le soixantième anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv. Installée à Paris depuis qu’elle a épousé, il y a vingt-cinq ans, Bertrand Tézac, un brillant architecte français, charmeur et sûr de lui, Julia vit quelque peu dans l’ombre d’un mari dont elle demeure cependant très amoureuse, et d’une belle-famille froide et bourgeoise qui semble lui reprocher secrètement de n’avoir su donner à Bertrand qu’une seule fille : Zoë, onze ans, au demeurant très proche de sa mère et d’une maturité étonnante pour son âge.

Au début du récit, Julia et Bertrand supervisent les travaux de l’ancien appartement de la famille Tézac, rue de Saintonge, pour s’y installer. La grand-mère de Bertrand et dernière occupante des lieux, Mamé, vient en effet d’être admise en maison de retraite. Cette vieille dame souffrant d’Alzheimer, qui se distingue par son franc-parler, est le seul membre de la famille avec qui Julia s’entende bien, et elle lui rend régulièrement visite.

Au cours de ses recherches pour documenter son article sur le Vel d’Hiv, Julia se heurte au mutisme collectif d’une société française qui semble préférer oublier ces heures sombres du passé, à l’image de sa propre belle-famille, notamment son mari Bertrand et son beau-père Édouard qui tentent de la dissuader de remuer ces souvenirs. Mais ces difficultés ne font que stimuler Julia, qui s’implique de plus en plus dans son sujet et en fait même rapidement une affaire personnelle."

....................................

 

Tatiana de Rosnay commence à se documenter en 2001: « Je suis allée à Drancy, à Beaune-la-Rolande, j'ai rencontré des personnes qui ont vécu cette rafle de près, j'ai passé des moments très émouvants. » Elle explique avoir « ressenti le besoin de [se] réfugier dans [sa] langue maternelle pour évoquer ce passé terrible de la France. Le fait aussi d'être dans la peau d'une Américaine, Julia, a rendu nécessaire ce passage à l'anglais. »

Elle écrit le roman entre  et  et le retravaille de janvier à .

Le livre est refusé par l'ex-éditeur de la romancière, Plon, puis par Bernard Fixot. L'écrivain cherche ensuite un agent américain, qui ne trouve pas d'éditeur aux États-Unis. Plus tard, Tatiana de Rosnay rencontre l'éditrice Héloïse d'Ormesson, avec laquelle elle sympathise et c'est « le très têtu Gilles Cohen-Solal » (coéditeur d'Héloïse d'Ormesson), raconte-t-elle, qui obtient le manuscrit.

Deux histoires se déroulent en parallèle : celle de Julia américaine qui vit à Paris, en 2000, avec son mari Bertrand et sa fille Zoë et celle de Sarah déportée avec son père et sa mère, en 1942, lors de la rafle du Vel’ D’Hiv’. Les deux récits se rejoignent malgré les années qui les séparent.
Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l'étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l'abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.


Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d'Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie va changer à jamais.


Elle s'appelait Sarah, est l'histoire de deux familles que lie un terrible secret, c'est aussi l'évocation d'une des pages les plus sombres de l'Occupation.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article