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Chez Jeannette Fleurs

Poussez la porte et entrez donc dans le blog culturel de Liliane Langellier. Plus de 1.500 articles.

Ce soir sur Ciné + Classic : King Kong de Cooper et Schoedsack...

 

Un pur chef-d’oeuvre signé Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack. Souvent copié mais jamais égalé.

Sorti le 10 avril 1933, « King Kong » a été qualifié de « show à la Barnum », de « miracle mastodontique » (oui !), d’« aventure au-delà de l’imagination », de « film qui surpasse vos rêves les plus fous ». Ce qui prouve qu’en 1933, les critiques de cinéma possédaient déjà le même vocabulaire de base qu’aujourd’hui. La jeunesse américaine, entichée du film, se mit à porter des badges savoureux : « King Kong est mort pour nos péchés » ou « Montez sans ascenseur. Prenez King Kong ». Les marchands suivirent : on vit des poupées King Kong, des peluches, des bandes dessinées, des puzzles, des coloriages, des cartes à jouer, des crayons, des chapeaux, des tétines.

Les gorilles du zoo de New York eurent un succès inattendu, dû à leur cousinage avec la bête. Par la suite, des athlètes et des catcheurs utilisèrent le sobriquet, ainsi que d’immodestes vedettes du porno. Un modèle de sex-toy, assez proche de la massue préhistorique, est toujours au catalogue, sous le label King Kong. Quant au film, il a connu des remakes, il a été copié, il est ressorti, il passe sans cesse à la télé. Le roi Kong demeure. Pour une raison simple : le film de Merian C. Cooper et d’Ernest B. Schoedsack est un chef-d’œuvre, purement et simplement.

François Forestier

 

Lundi 20 décembre à 20h50 sur Ciné+ Classic. Film fantastique américain de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack (1933). Avec Fay Wray, Robert Armstrong. 1h34. (En multidiffusion et A la demande).

Aujourd’hui, on sait presque tout du premier King Kong. La sortie du remake de Peter Jackson en 2005 a suscité dans les pays anglophones analyses et célébrations de l’original. On sait ainsi que King Kong est l’un des rares films d’aventures réalisés par des aventuriers : Cooper et Schoedsack avaient écumé l’Afrique et l’Asie, et ont inspiré les personnages principaux.

Le tournage constitua une prouesse technologique : non seulement l’animation image par image du singe — et de quelques sym­pathiques dinosaures — par Willis O’Brien, mais aussi tout un système de rétroprojection (pour incorporer les créatures miniatures aux prises de vues réelles) et de plaques de verre peintes (pour densifier le décor de la jungle). C’est ce curieux mélange qui fait la force du film : une certaine authenticité sociale, le suspense d’un récit mené à la vitesse d’un serial, la désuétude des effets spéciaux, qui rendent encore plus singulières les bébêtes en action. La sauvagerie poétique du film est stupéfiante : d’une scène à l’autre, Kong « déshabille » délicatement Fay Wray — la Belle dans la paume de la Bête —, puis piétine allègrement in­digènes ou New-Yorkais. Un classique à la hauteur de sa légende.

Aurélien Férenczi

 

Synopsis

Le metteur en scène Carl Denham se rend en Malaisie avec sa vedette, Ann Darrow, et son équipe technique. Sur une île mystérieuse, Skull Island, ils découvrent une gigantesque muraille. Les indigènes enlèvent Ann pour l'offrir en sacrifice à King Kong, un monstrueux gorille, qui l'emporte dans la forêt mais ne lui fait aucun mal. Après les avoir retrouvés dans la jungle, Denham parvient à étourdir le singe géant à l'aide d'une bombe. Capturé, King Kong est transporté jusqu'à New York. Mais le gorille réussit très rapidement à se libérer et cause d'innombrables dégâts dans la cité, non sans s'être emparé d'Ann, dont il est éperdument épris...

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