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Chez Jeannette Fleurs

Poussez la porte et entrez donc dans le blog culturel de Liliane Langellier. Plus de 1.400 articles.

L'affaire Seznec et les fonderies de Nogent-le-Roi

C'est comme le journalisme...

L'affaire Seznec, ça mène à tout...

A condition d'en sortir !

J'en suis sortie pour écrire sur mon canton.

Et sur les familles Loiselet, Bouvier, Chandebois, Dupont, Prémartin, Polvé, etc...

Lire :

La fonderie et la famille Loiselet.

J'ai traîné mes guêtres virtuelles dans les archives 28.

Lu jusqu'à plus soif les listes électorales et les recensements de mes chers villages.

Et tout le monde est venu partager sur la Page Facebook "Nogent-le-Roi d'hier et d'aujourd'hui".

Parce que c'est notre hier qui fait ce que nous sommes aujourd'hui...

En traînant ainsi...

Je me suis rachetée le bouquin de l'instituteur Detournay sur les rues de Nogent-le-Roi.

Et, là...

En page 69 (rien d'érotique dans la suite) :

"C'est dans une maison faisant l'encoignure des rues Montalochet et Lemouettre que le premier bureau de poste de la ville élut domicile. Non loin figuraient les ateliers Fontaine de construction mécanique fondés en 1859. Les ouvrier avaient pour tâche de fabriquer des machines à vapeur fixes ou locomobiles, des machines à battre à vapeur ou à manège, des roues hydrauliques et toutes pièces concernant la meunerie. Les ateliers sont ensuite exploités par MM. Foulon et Blondeau puis Foulon et à partir de 1930 par M. Scherdin.

La production de cette fonderie dite "de fer de deuxième fusion" est assez diversifiée : culasses pour les célèbres moteurs De Dion Bouton en 1909, grenades pour le Ministère de l'Armement vers 1915, pièces de moteurs industriels à partir de 1920. Avec plus d'une centaines d'ouvriers, l'usine est un centre industriel important dont la croissance n'est pas pour plaire à tout le monde. En 1929, un riverain se plaint des odeurs dégagées par le moteur à gaz pauvre et des bruits insolites qu'il provoque et qui trouble la nuit le repos des voisins."

Au coin de la rue Henri Lemouettre et de la ruelle de Montalochet.

.................................

Tout ça pour vous dire quoi ???

Que Marc du Ryez avait raison : il y a bien eu une fonderie Foulon et Blondeau dirigée par M. Scherdin.

A Nogent-le-Roi.

Mais qu'il avait tort...

Grandement tort...

En allant supposer que notre ami Guillaume Seznec était venu enterrer le cadavre de Pierre Quémeneur dans la dite fonderie.

J'en ai déjà parlé ici :

De l'impossibilité pour Guillaume Seznec d'être passé par Nogent-le-Roi.

Scherdin propriétaire de la fonderie Foulon de Nogent-le-Roi = oui !

Scherdin acteur dans la pièce Seznec = non.

On a déjà bien suffisamment de personnages dans notre pièce de théâtre sans se payer le luxe d'en rajouter un à la longue liste.

Une petite anecdote pour la route ?

A force de brasser ces foutues archives...

J'ai découvert que mon arrière grand-père Ernest Chandebois de Chaudon bossait comme fondeur chez Foulon.

Chaudon. Recensement 1906.

Je vous le dis et re-dis...

L'affaire Seznec, ça mène à tout...

A condition d'en sortir.

 

Liliane Langellier

 

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