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Chez Jeannette Fleurs

Poussez la porte et entrez donc dans le blog culturel de Liliane Langellier. Plus de 1.400 articles.

6 mai 1915. Naissance d'Orson Welles à Kenosha (Wisconsin).

Réalisateur, Interprète, Scénariste, Dialoguiste, Producteur, Superviseur de la réalisation, Costumier, Décorateur, Auteur de l'oeuvre originale, Monteur, Producteur associé...

Naissance
6 mai 1915 à Kenosha (Wisconsin, Etats-Unis)
 
Décès
10 octobre 1985 à Los Angeles (Californie, Etats-Unis)
 
Liens familiaux
Il a été marié à la comédienne Rita Hayworth.
 

 

Orson Welles est né le 6 mai 1915 à Kenosha (Wisconsin, Etats-Unis).

Formation

La légende fait d'Orson Welles un enfant surdoué, qui questionne ses parents dès l'âge de dix-huit mois sur le sens de la vie. A sept ans, il joue Shakespeare pour ses parents qu'il perd très jeune. Il lui reste la fortune de son père pour partir en Europe et découvrir la tauromachie en Espagne, la prestidigitation en France et le théâtre en Irlande. De retour aux Etats-Unis en 1934, il se lance dans le théâtre, obtenant de nombreux succès tant comme acteur que comme metteur en scène. Il n'a alors que vingt-deux ans lorsqu'il fonde, avec John Houseman, Agnes Moorehead et Joseph Cotten, une troupe de théâtre, le Mercury Theatre. Au même moment, il publie quelques nouvelles et débute sur une station de radio new-yorkaise. Il y est animateur, journaliste, éditorialiste.

 

Carrière au cinéma

Orson Welles, l'américain qui mit Hollywood sens dessus dessous, un des inventeurs du cinéma moderne, le prodige multiple et exubérant n'a réalisé que quinze films. Allergique à son incompressible liberté et à son indomptable personnalité, les plus grands studios d'Hollywood lui fermeront en effet leurs portes et l'empêcheront de filmer. Tout avait pourtant bien commencé. Orson Welles, âgé alors de 25 ans, se voit proposer le contrat du siècle par la RKO. Il dispose des meilleurs moyens techniques, peut jouer, interpréter, réaliser et monter lui-même ses films. Le rêve est cependant de courte durée. Le temps de tourner Citizen Kane (1940) et le jeune cinéaste se voit notifier des réprobations qui s'amplifient les années suivantes. Orson Welles a osé s'attaquer à Randolph Hearst, magnat intouchable de la presse américaine. Le public est tiède ; la critique est enthousiaste. Quant à la profession, elle ne lui pardonne pas cet excès de franchise à peine voilée derrière le personnage de Charles Foster Kane, propriétaire de journaux avare et mégalomane. Le film est aujourd'hui considéré comme "le plus grand film du siècle" par beaucoup de cinéphiles. Au-delà de son sujet sulfureux, ce film jette les bases d'un nouvel art cinématographique, fondé sur la subjectivité de la caméra (elle est l'enquêteur présent, mais que l'on ne voit jamais tout au long du film), sur un nouveau mode de narration (elle brise la progression chronologique traditionnelle), sur le rythme de l'enchaînement des plans-séquences (Welles capte sans cesse l'attention du spectateur par une succession de séquences lentes, puis extrêmement rapides), sur la profondeur de champs (il y a toujours quelque chose à voir en arrière-plan), sur la primauté du montage. Le deuxième film d'Orson Welles souffre de l'aversion des producteurs. Amputé de plus d'une heure au montage, La splendeur des Ambersons (1941) trahit le propos du cinéaste et devient un mélo sans relief. Le contrat du jeune prodige est dénoncé. Welles disparaît totalement des studios en tant qu'auteur pendant quatre ans, mais se voit confier plusieurs emplois de comédien. Il trouve tout de même les crédits suffisants pour tourner La dame de Shangaï (1946), grâce à la présence au générique de Rita Hayworth. Le film est à nouveau fustigé par la production (Columbia) qui se plaint du traitement réservé à la star, la faisant tuer dans un dédale de miroirs. Dès lors, Welles n'obtient plus rien des producteurs. A de nombreuses reprises, il continue de "faire l'acteur" dans d'autres films que les siens afin de financer ses tournages. Viennent Macbeth(1947), Othello (1952), puis un policier dans la lignée de Citizen Kane, Mr Arkadin. Après La soif du mal (1957) et le Procès (1962), Welles revient à son auteur favori en empruntant le personnage de Falstaff (1964) à Shakespeare.

 

Autres activités

Véritable homme-orchestre, Welles sait tout faire. Privé de cinéma à plusieurs reprises, il est constamment présent sur le petit écran à partir de 1953. Il lègue une douzaine de fictions et de documentaires de grande valeur. Il est également engagé par les grandes chaînes américaines pour être commentateur ou voix off dans une trentaine de réalisations.
Orson Welles est passionné par le théâtre, tout particulièrement par l'oeuvre de Shakespeare. Il s'y consacre presque exclusivement jusqu'à sa vingt-cinquième année. Il est le premier, en 1936, à monter Macbeth avec des comédiens Noirs.
A partir de 1938, Welles anime des émissions de radio et réalise de nombreuses fictions policières. S'il ne fallait en retenir qu'une seule, il faudrait se replonger dans l'incroyable mystification qu'il réussit en adaptant La guerre des mondes d'H.G. Welles. La nuit du 30 octobre 1938, il déclenche une véritable panique à travers tout le pays, faisant croire à l'invasion réelle des Martiens.

 

 

Prix
 
  • Prix pour l'ensemble de l'oeuvre, 1985 au NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York)
  • Prix pour l'ensemble de l'oeuvre, 1984 au DGA - Directors Guild of America (Los Angeles)
  • Prix pour l'ensemble de l'oeuvre, 1978 au Los Angeles Film Critics Association Awards
  • Prix pour l'ensemble de l'oeuvre, 1975 au AFI - The American Film Institute
  • Oscar d'honneur pour l'ensemble de la carrière, 1971 au AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences
  • Lion d'or pour l'ensemble de la carrière, 1970 au Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica (Venezia)
  • Prix pour l'ensemble de l'oeuvre, 1966 au Festival International du Film (Cannes)
  • Prix d'interprétation masculine, 1959 au Festival International du Film (Cannes) pour le film : Compulsion
  • Grand Prix du jury, 1952 au Festival International du Film (Cannes) pour le film : Othello
  • Meilleur scénario, 1942 au AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences pour le film : Citizen Kane
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